Désert de Tatacoa

Après quelques longues heures de bus, bien que la vitesse de croisière fut très rapide et disons… sportive, nous arrivons à Neiva, ville située au sud de Bogota, où nous trouvons rapidement une navette pour nous amener au désert de Tatacoa. Avant de démarrer, nous attendons la mère du chauffeur qui arrivera 45 minutes plus tard. Puis sur le chemin, notre chauffeur s’arrête une première fois au milieu de la chaussée pour faire une course, puis une deuxième fois au milieu de nulle part pour uriner, puis une troisième fois pour déposer sa mère. N’oublions pas, nous sommes en Colombie.

Et comme disent les Colombiens: « En Colombia, todo es possible pero nada es seguro » (ndlr « En Colombie, tout est possible mais rien n’est sûr »).

Nous arrivons à l’entrée du désert, notre chauffeur avait appelé Lilia pour prévenir de notre arrivée. On nous sert un très bon pollo con arroz (riz poulet). Nous rencontrons Laure et FloriAN, deux français d’Annecy. Nous ne savions pas encore que nous passerions quelques jours à leurs côtés.

La nuit parait très longue, il fait très chaud sans un souffle d’air. Nous décidons de nous lever à 5h du matin pour aller voir le lever du soleil sur le désert et profiter de la « fraîcheur » matinale. Nous décidons de faire la ballade à pied jusqu’au bout du désert (20km). C’est très surprenant de se trouver là, dans un désert où il fait parfois 50°. Le climat est sec et ultra chaud alors que nous étions dans la fraicheur de Bogota quelques heures auparavant et dans la jungle quelques jours plus tôt. Le désert est très joli : une partie rouge (Le Cuzco) et une partie grise, des immenses cactus partout, des chevaux en liberté, des troupeaux de chèvres, …

 

Au bout du désert, nous sommes censés tomber sur une piscine naturelle. Nous la cherchons pendant une heure, nous nous perdons dans une espèce de canyon pendant 6 km, alors qu’elle était en fait sous nos yeux : en effet, nous avions bien vu un carré bétonné rempli d’eau trouble. C’était ça la piscine « naturelle ». Nous passons donc notre chemin, déçus.

Nous arrivons à l’heure pour prendre un petit déjeuner typique et copieux : œufs brouillés, bananes plantains fries, arepas. Encore un midi où nous ne mangerons pas…

Lilia nous organise un transport pour le retour, nous prenons le collectivo avec Laure et Flo jusqu’à Neiva puis un bus pour aller jusqu’à San Agustin, notre nouvelle destination.

Le trajet parait de nouveau très long (alors qu’il n’y a que 5h…), le chauffeur roule de nouveau comme un taré. C’est clair, nous n’aimons pas le bus, et c’est pourtant pas fini…

Notre arrivée à San Agustin de nuit est épique, nous n’avons pas réussi à joindre les hôtels du Lonely Planet, un mec vient nous proposer deux chambres chez lui, charge nos sacs dans une jeep et nous embarque en moins de 5 min. C’est ça aussi l’aventure… Nous sommes agréablement surpris, sa maison est bien placée, il n’y a que nous, nous privatisons les lieux et intégrons leur cuisine comme chez nous….

19 reflexions sur “Désert de Tatacoa

  1. Elisabeth et André

    PPMM
    Rien n’a changé, la conduite des chauffeurs de bus est toujours aussi épique!
    Beau désert, paysages magnifiques. Nous aurons beau faire, nos cactus resteront toujours des bonzais. Frustration…

  2. Dav' capitaine, coach, géo soccer5 ESIP

    Petite anecdote from ESIP
    j’ai organisé un foot jeudi, on est arrivé à être 10 tant mal que mal (si si!!’)

    J’ai loué un terrain dehors. A ne pas faire en période de canicule!
    Au bout de 5 minutes de jeu un joueur se fait les croisés et au bout de 15 tout le monde suffoque au sens propre à cause de la chaleur.

    Euh enfin pas tout le monde , Kevin lui ça allait!

    Pensée pour toi Paulo 😉

  3. Caro ROUGET-PERNET

    Merci pour les news,
    c’est génial de suivre vos pérégrinations régulièrement comme ça …
    De notre coté, on est toujours « 2 et demi » et pas encore vraiment 3 …
    On pense à vous !!

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