Pucon

Sur les conseils de chiliens, nous nous sommes rendus à Pucon, et on n’a pas regretté ! (merci Emeline et Vincent pour les bons plans).

Nous atterrissons à French Andes, une auberge style « gîte de montagne », très conviviale avec un poêle à bois :) on se croirait au ski, mais sans la raclette !
Au loin, le Villarica, volcan enneigé a la forme triangulaire parfaite et sa cheminée encore fumante, nous fait de l’œil.

A notre arrivée, il pleut, c’est la bonne journée pour se rendre aux thermes Geometricas.
Quasi une vingtaine de bassins d’eau chaude, entre 36 et 41 degrés, fumants, parfaits pour se détendre, on est tellement stressés… 😉

Le lendemain, direction le parc Huerquehe en bus public, un parc avec des forêts d’Araucaria et des lacs dans lesquels reflètent les arbres alentours. Y’a comme un p´tit air de Québec par ici !

Une belle randonnée de 7h, avec un passage enneigé, nous permettant d’accéder a un petit lac perdu au fond de la forêt (et accessoirement fermé a la visite mais on ne s’est même pas perdu ! ) Magnifique.

Le jour de la grande frustration du voyage arrive le lendemain.
Les stagiaires français de l’auberge ont l’habitude d’aller faire l’ascension du Villarica en ski de rando, malgré l’accès fermé du fait du risque d’éruption.
Ni une ni deux, on s’emballe, on loue la voiture la plus économique du village, une vieille punto qui ne ferme même pas, on loue des skis de rando, des chaussures de ski de piste parce qu’ils n’ont pas de chaussures de rando (ouvertes, ça fera bien l’affaire à la montée), on met le réveil, et on est hyper motivés.

On part donc avec 2 stagiaires, on passe l’entrée du parc dans encombre. On est au pied de ce colosse splendide et effrayant a la fois. On commence a chausser, les crampons sont dans le sac, le piolet fixé au sac. La police arrive et en négociant un peu, on obtient l’autorisation de monter à mi-chemin, même si on sait qu’une fois à mi-chemin si les conditions sont favorables, on mourra d’envie de monter au cratère.

Le soleil est radieux, la vue dégagée, pas un nuage pour nous freiner.

Et là c’est le drame : on croise des militaires nous déconseillant la montée car trop dangereuse. Un autre groupe de militaire nous guette depuis le haut. Malgré toute notre détermination, la raison l’emporte : nous devons renoncer. Nous n’avons pas de matériel de sécurité (pas de DVA à la location…), et le challenge physique n’est pas des moindres avec ses 1600m de dénivelé positif en peu de distance…
Le cheminée restera lointaine et le cratère inapprochable… Il est pourtant tellement beau…

On redescend la piste verte hyper déçus, très énervés. Le loueur est super sympa et ne nous fait pas payer les skis qu’on a utilisé 15 minutes, c’est déjà ça.

Vu qu’on a loué la voiture jusqu’au soir, on en profite quand même pour se rendre au Mirador El Cani. La montée est déconseillée l’après-midi, il est 13h mais on a tellement besoin de se défouler qu’on avale les 1200m de dénivelé positif en 5h aller-retour au lieu de 7. La vue est superbe en haut.

C’est bon, on est calmé :)

T’inquiète Villarica, on reviendra !!!

5 reflexions sur “Pucon

  1. Pingback: Bariloche et la région des lacs | TaQuoiSousTon Poncho ?

  2. Membu

    Toujours aussi beau tous ces paysages!
    Dommage pour l’ascension! Si cela peut vous réconforter; vous pourrez toujours vous vanter d’avoir chaussé les skis avant EmoR! :-)

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