La Panaméricaine Chilienne

On avait envie de voir à quoi ressemblait la côte chilienne après un tsunami alors on a traversé la frontière par… San pedro de Atacama, pour un retour dans le passé.

En fait pour dire vrai, on voulait passer la frontière plus au sud par le Paso San Francisco, un passage dans la cordillère des Andes très très isolé au milieu de paysages andins splendides. Mais il n’y a aucun bus qui passe par là et peu de voiture… Après de multiples recherches, multiples hypothèses, faire du stop, prendre d’abord un bus puis faire du stop, on a même appelé le poste douanier pour savoir comment faire, on a fait appel à un passeur qui nous demandait un bras pour le trajet, etc…. La conclusion était sans équivoque : on perdait beaucoup de temps et d’argent… Alors on est repassé par San Pedro avec un bus de Salta a Antofagasta (15h de voyage, pas de bus de nuit. C’est long ! ).

 

Nous revoici donc dans « le pays qui coûte cher ». Nous avons reloué une voiture pour descendre le Chili par la côte et plus précisément par la Panaméricaine qui, comme son nom l’indique, traverse le continent américain, du nord au sud.

Petite touche française pour la traversée de la Panaméricaine : une Citroën avec du Michel Sardou passant à la radio chilienne, c’est original !

Antofagasta est une ville sans particularité mais qui permet une halte pratique : on a pu acheter une tente (une tente pour 2 mini-personnes, très bien pour mini-Paul et mini-Manue), 10 euros, autant vous dire qu’il ne faut pas qu’il pleuve… Mais vu qu’on traverse le désert d’Atacama et qu’il pleut peut être 2 fois par an, on ne prenait pas trop de risque.

 

Ici c’est le printemps, et un phénomène rare s’est produit sous nos yeux. En effet, une fois tous les 5 à 10 ans, quand il a plu plusieurs jours d’affilée, le désert fleurit !! Et on a eu la chance de voir ça ! Le sable est alors recouvert d’un tapis vert, des fleurs sauvages sortent partout, des violettes, des jaunes, des blanches, tout le long de la cote. On est tombé au bon endroit au bon moment (pas comme dans la chanson de Calo :).

Nous avons donc longé l’océan pendant 5 jours, avec notre voiture et sans roue de secours…
Pour l’anecdote : on a crevé après une demi heure de location. Impossible d’appeler le numéro d’Avis pour leur demander où trouver une nouvelle roue de secours pour les prochains jours. Oui, parce que quand tu arrives au Chili, personne ne te dit qu’il faut avoir fait une formation « téléphonie » pour survivre. Et ceci même quand tu as une carte sim chilienne ! Apres avoir demandé de l’aide à des chiliens qui ne savaient pas non plus comment composer ce numéro (essaye 021 avant le numéro, enlève le premier zéro ou peut-être les deux premiers chiffres). Bref on s’est résignés à serrer les fesses pendant tout le séjour. Et ça a bien marché, on est hyper musclés des fessiers après l’ascension du 6000 😉

Étant hors saison, l’ambiance était un peu différente que celle décrite dans les guides. Pas de touristes, on est seuls au monde, donc ça c’est plutôt chouette. Mais par contre, rien d’ouvert. Heureusement, on a été élevés dans l’habitude de prévoir pour ne jamais rien manquer. Alors on transporte de la nourriture pour un régiment, on ne sait jamais :)

Nous avons sillonné les parcs nationaux côtiers, dormis en camping sauvage ou dans des campings fermés, jamais gênés par les voisins et avec barbecue et vue sur la mer tous les jours.

Un petit plaisir d’ouvrir la tente et se dire tous les jours qu’on a de la chance 😉

Parc du Pan de Azucar, plage paradisiaque Playa Virgen, parc Llores de Challe, parc de Humboldt, …

Nous n’avons pas pu voir les colonies de pingouins parce que la mer était trop mauvaise et qu’il n’y avait pas d’autres touristes pour partager le prix de l’embarcation.

On en a profité pour prendre du bon temps (oui parce que jusqu’à maintenant on a eu la vie dure 😉 ) petit footing au Pan de Azucar, poisson grillé acheté fraîchement a l’arrivée des pêcheurs, assister au repas des lions de mer par hasard, grasses matinées au son des vagues, ballades en bord de mer, conversations difficiles mais très intéressantes avec des pêcheurs, des gardiens de parcs, dégustation de ceviche et coquilles saint Jacques tout juste pêchées et encore frétillantes au contact du jus de citron (ou peut être un poil stressées ???). Bref, pas de choses « extraordinaires » (en fait, si quand même ! ) mais juste quelques jours avec mère-nature. Qui, on le rappelle, s’était déchaînée quelques semaines auparavant, et qui faisait encore trembler la terre quasi tous les jours… Mais heureusement, on suivait les alertes tsunami de près 😉

Puis la région de la Serena avec la visite de la vallée de l’Elqui, très connue pour son Pisco, liqueur de raisin très fameuse en Amérique du Sud.

On a pu covoiturer avec un couple de Québécois rencontrés au camping et déguster la bière locale Guayacan. Et puis visiter une microbrasserie avec les québécois, c’est comme visiter un vignoble avec des français :)

Il faut savoir que cette vallée serait le point de convergence des rayons cosmiques et qu’on y aurait vu des extra terrestres… Il faut dire qu’ils boivent beaucoup de Pisco dans la région 😉

6 reflexions sur “La Panaméricaine Chilienne

  1. Membu

    Vous avez l’air en forme!
    Nuit en tente, BBQ, dégustation de bons fruits de mer, paysage à couper le souffle (encore et encore).
    Toujours aussi plaisant de vous lire et de vous suivre!

    NB: Paul a vraiment changer la roue de la voiture où c’est un « photo montage »? 😉

    Gros bisous à vous deux

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