Mendoza et la route des vins

Afin de ne pas perdre de temps inutile dans les transports, nous continuons de prendre les bus de nuit dès que possible. C’est donc reparti pour une nuit en « cama », c’est à dire les sièges les plus confortables, inclinables à 160°, afin de rejoindre Mendoza en Argentine depuis Santiago.
Le bus de nuit on aime bien… quand on peut dormir. Là c’était un peu mouvementé. Je ne parle pas bien sûr de la télé qui diffuse un film d’action (idéal pour ne pas dormir), ni du ronfleur d’à côté, ce sont des classiques. Pour ce trajet le départ se faisait à 23h, c’est un peu tard. Surtout quand 3h plus tard tu arrives à la frontière et que tout le monde doit descendre. C’est parti pour le contrôle de douane à 2h du mat dans le froid. Heureusement les argentins sont plutôt sympa et ça va vite. On retourne dans le bus et avons à peine le temps de se rendormir : le chauffeur devait être pressé d’arriver, nous arrivons avec 1h d’avance à Mendoza, c’est à dire à 4h du mat…

Une sacrée première pour Bbr ! Et ce n’est pas fini, Mendoza ce sera une histoire de bus…
Heureusement, nous avons réservé (un peu par hasard) une chambre tout près du terminal, à moins de 10min à pied. On rejoint donc l’hôtel et avons le double effet kiss cool : il y a quelqu’un pour nous ouvrir (ouf!) et notre chambre du soir est libre et il nous propose d’en profiter dès maintenant ! On tombe comme des masses et nous relevons à 10h du mat.

Nous sommes de nouveau dans une auberge avec une ambiance sympa, dans ce qui ressemble plus à une colloc qu’à un hôtel. Comme dit Bbr, il ne manquait plus que la PlayStation. Mariano et ses potes sont super sympa, on est comme chez nous.
Nous partons à la visite de Mendoza mais nous n’en profitons pas vraiment car il pleut (le compteur de pluie passe à 3j depuis le début de notre séjour). En plus il n’y a pas grand chose à voir.

On s’occupe donc en gérant nos petites affaires pratiques : trouver une laverie, changer les dollars fraîchement apportés de Suisse et acheter notre billet de bus pour revenir dans 4 jours à Santiago. Et là c’est la douche froide : le passage situé en altitude entre l’Argentine et le Chili est fermé à cause des conditions climatiques. Ils l’ont fermé juste après notre passage la nuit précédente. Gros coup de stress, Bbr doit reprendre son avion à Santiago dans 5 jours et personne ne sait nous dire combien de temps ça va durer. On nous donne cependant une super astuce pour suivre l’évolution de la situation : les douaniers chiliens ont un compte Twitter qu’ils utilisent pour annoncer les ouvertures et fermetures du passage. On arrête pas le progrès. Moi qui suivait Isabelle Ithurburu et Skipass, voilà que je vais suivre les douaniers chiliens…
En espérant que la situation s’améliore, nous ne nous laissons pas distraire et n’oublions pas notre objectif : parcourir la route des vins !
Nous retrouvons pour cela le couple d’amis québécois avec qui nous avions visité la vallée d’elqui, eux aussi de passage sur Mendoza.

La route des vins à Mendoza c’est super sympa car ça se fait en vélo. Et contrairement à chez nous, leurs vignes sont plantées sur de grands espaces plats, il n’y a donc qu’à se laisser aller ! Nous louons les vélos et commençons notre tour des bodega (=vignobles).

Et il faut avouer que les argentins font eux aussi du très bon vin. Ils utilisent d’ailleurs un cépage français, le Malbec, que nous n’utilisons que très peu et qu’on a même volontairement délaissé il y a fort longtemps. Ici il pousse super bien, c’est leur star !

Autre particularité, le climat sec d’Argentine fait qu’il y a très peu de maladies du raisin qui se développent. Donc pratiquement pas de traitement. On boit presque du vin bio !

Après une première dégustation de 5 Malbec, nous changeons de style et faisons une dégustation d’huile d’olive. Une première pour moi et c’est simplement excellent. Cela permet de bien sentir le goût de l’huile. 

Le tout dans un cadre très agréable… On est bien !

On se remplit le ventre d’empanadas et repartons pour une bodega tenue par des français. La visite se fait donc en français, par Noémie 😀

Ils ont d’excellent vins vieillis en fut de chêne français. Passionnés d’astronomie, leurs vins ont le nom d’étoiles ou de galaxies. La révélation du jour : on comprend que Milky Way ce n’est pas qu’un gâteau, ça veut aussi dire Voie Lactée… (Avouez que vous ne le saviez pas non plus !)
La journée se terminera à l’auberge autour d’un bon barbecue et un morceau de bœuf qu’ils appellent « bife de chorizo ». C’est définitivement la meilleur viande du monde, à 9€ le kilo… Imbattable !


Suite des aventures dans le prochain article « Parc de l’Aconcagua ». Bbr arrivera-t-il à retourner au Chili pour attraper son avion ?

5 reflexions sur “Mendoza et la route des vins

  1. Pingback: Parc de l’Aconcagua | TaQuoiSousTon Poncho ?

  2. Membu

    Ouchhh la dernière phrase me donne déjà envie de lire le prochain article!
    Lorsque vous serez de retour en France, nous tacherons de faire la route des « bodega » d’Alsace… Le tout en VTT!!

    Bisous à vous deux! (car il me semble que BBR est de retour en Swiss!).

  3. jg

    N’hésitez pas à ramener quelques quilles d’Argentine pour que l’on goûte ça. Je suis curieux. Promis j’organiserai un ptit test olfactif !!

Si tu veux écrire un petit mot....