Bariloche et la région des lacs

Après un superbe séjour à Pucon (lire l’article), nous restons dans la région des lacs mais du côté argentin cette fois.
Après un n-ième passage de frontière Chili-Argentine (je vous raconte pas le nombre de tampons qu’on a sur notre passeport maintenant), nous arrivons à San Martin de Los Andes.

On nous a dit que cette région ressemble un peu à la Suisse. On n’a pas encore vu de paysages mais en tout cas ils se sont clairement alignés sur les prix suisses ! Pour nous qui essayons de voyager au plus économique, le coût des restaurants et hôtels est indécent pour l’Argentine.
Pour la petite Histoire, il faut savoir que cette région, que ce soit côté argentin ou chilien, a accueilli un grand nombre d’immigrés Suisse et Allemands. Notamment des nazis en fuite après la seconde guerre mondiale. On retrouve donc clairement leur influence dans le style des bâtiments et dans le commerce : chocolat, bières allemandes et même fondue !

San Martin de Los Andes est la porte d’entrée de la route des lacs. Nous rencontrons un couple de français, Axel et Charlène, qui sont motivés pour partager avec nous la location d’une voiture durant 2 jours afin de parcourir cette fameuse route des lacs.

Le premier jour est un peu gris mais cela ne nous empêche pas d’admirer la beauté de paysages. Ces grands lacs au pied de montagnes enneigés nous rappellent nos Alpes, nos Vosges, ou encore le Québec. On en prend plein les yeux à chaque virage. Si bien qu’à la fin du premier jour nous n’aurons parcouru qu’une cinquantaine de kilomètres !

On en profite pour passer voir à quoi ressemble la station de ski de San Martin de Los Andes : avec ces 4 vieux télésièges, on mesure bien la différnce qu’il y a par rapport à nos stations suréquipées.

Nous trouvons un petit coin de paradis pour camper au bord d’un lac.

Ayant un peu de temps devant nous, nous sortons le kit de survie qui nous a été offert à notre départ. Ce kit contient, entre autres, une pierre et un petit bout de coton pour allumer un feu, une couverture de survie, un piège à lapin et surtout : un hameçon et du fil de pêche !
L’occasion est trop belle : nous trouvons un bâton afin de fabriquer une canne à pêche de fortune, soulevons quelques pierres pour récupérer des vers de terre et voilà Manue pratiquement les pieds dans l’eau essayant de nous attraper quelque chose. Après une dizaine de vers sacrifiés et une trentaine de minutes passées dans le vent et le froid, sa persévérance va payer : Manue attrape une belle petite truite !!!

Euphorie dans le camp ! Il faut maintenant trouver un moyen de la cuire. Je m’occupe du feu et 10min plus tard le poisson se retrouve embroché autour d’un bout de bois. Il n’y a plus qu’à le faire rôtir et le déguster :)

Une petite truite ne suffisant pas pour nourrir 4 personnes, on sort le bon gros morceau de viande rouge acheté la veille, qu’on embroche lui aussi pour le faire cuire. Quelle délicieuse soirée !

Le lendemain le temps s’avère beaucoup plus radieux. Ce qui ne va pas accélérer notre rythme. Chaque virage est une nouvelle occasion pour s’émerveiller et prendre de nouvelles photos.

Nous arrivons finalement en fin d’après midi à Bariloche et nous dirigeons directement au Cerro Campanario, réputé pour être un des plus beaux point de vue sur terre (sources National Geographic). Et il vrai que c’est sublime :

Il est temps de quitter nos 2 compagnons de voyage. Petit aléa : l’hôtel que nous avons réservé est en cours de rénovation. Incompréhension totale. Un panneau indique qu’il faut se rendre à l’hôtel d’à côté. On est un peu inquiet car nous avions trouvé une auberge très très peu chère par rapport aux autres. Finalement, l’hôtel d’à côté est très arrangeant et nous trouve une chambre au même prix avec vue sur le lac :) la vie est bien faite quand même !
A noter une fois de plus l’attitude irréprochable de notre site de réservation, Booking.com, qui nous a proposé de nous payer tous les surcoûts liés à ce désagrément.

Par dessus tout ça, l’hôtel fait demi-pension et sert un repas le soir. On se croirait au ski. En parlant de ski…
Après notre frustration lors de l’ascension du Villarica, nous souhaitons retenter notre chance ici. Nous nous rendons le lendemain à la station de ski mais nous rendons vite à l’évidence. A moins de porter le skis sur des kilomètres pour atteindre la neige, ce n’est raisonnablement pas envisageable de skier :

Nous passons donc un peu de temps à Bariloche puis prenons le bus pour sortir de la ville et admirer une dernière fois les paysages.


Ayant adoré la vue depuis le Cerro Campanario, nous y retournons pour y admirer le coucher de soleil.

Nous avons de la chance…

13 reflexions sur “Bariloche et la région des lacs

  1. Marina

    Vous êtes de plus en plus radieux et les paysages toujours aussi beaux et époustouflants !! Mais je plussoie la pêche à la truite de Manue !!! Ca m’a fait mourir de rire, je suis fière de toi !! De plus, je plussoie ta coupe de cheveux sur les premières photos de cet article ! Sans oublier les quasi-Montbéliardes qui prennent un bain de pieds. Extra ! 😉

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